Note sécuritaire de mardi 18 au vendredi 21 Août 2020

Soumis par admin le mer 26/08/2020 - 10:03

A Goma, le 18 août 2020 un guéri de corona virus s’est exprimé sur Pole FM pour partager son temoignage et son experience avec la Maladie. le Docteur Richards Kitenge a relaté ses peripeties avec cette maladie après une prise en charge de plus d’une semaine suivi d’une guérison. Ce médecin a expliqué avoir passé ce temps enfermée dans sa chambre, coupé du monde. Il a insisté sur le fait que le Corona Virus est bel et bien une réalité à Goma. Récemment guéris de la Covid-19, ce professionnel de la santé peut parler de sa maladie après avoir flirté avec les symptômes, le traitement et les risques de cette maladie. Il appelle les habitants de la ville touristique de Goma à ne pas négliger les gestes barrières qui sont les seuls moyens de vaincre le virus. Il affirme que certains médecins prennent la chose avec une légèreté insolente en pratiquant l'automédication. Ce guéri d’Ebola a condamné le relâchement des gestes barrières observé partout à travers la ville.

Insécurité dans le quartier Himbi
Le chef de quartier Himbi a noté un regain des cas d’insécurité dans son entité. Mutete Mwenyemali indique que cette situation est l’œuvre des hors la loi munis d’armes blanches qui terrorisent ses administrés pendant les heures vespérales. Il renseigne que ces hommes ont pris le malin plaisir de s’introduire dans les parcelles des habitants pour voler des biens qui s’y trouvent. Pendant ce temps d’autres, se permettent de déterrer les tuyaux d’eau dans cette entité. A cela ce cadre de base ajoute des attaques ciblées contre certaines personnes. MUTETE MWENYEMALI invite ses administrés à la vigilance et dénoncent ceux-là qui troublent leur quiétude.

Sécurité dans le quartier Lac vert
Un Regain des cas d’insécurité a été signalé au quartier lac vert par la société civile forces vives. Le President de cette structure est monté au créneau pour décrier cette situation. Franklin TUMSIFU BYENDA a indiqué qu’un groupe de personnes porteuses d’arme ravit des biens aux habitants dès la tombée de la nuit vers l’endroit communément appelé amour du côté de Lac Vert et cela en toute impunité. Il demande aux services de sécurité de tourner aussi leur attention dans cette partie de la ville laissée à la merci des gangs.

Certains mouvements citoyens de Goma déplorent l’enregistrement de plusieurs cas d’insécurité au chef-lieu du Nord-Kivu. Dans une conférence de presse tenue le jeudi à Goma, sept parmi ces mouvements ont déploré le fait qu’en l’espace de deux mois, Goma à perdu quatre cambistes, tous fusillés par des bandits armés et aucun des bourreaux n’a été déféré devant les cours et tribunaux. Ces jeunes militants demandent à l’autorité urbaine de prendre à bras le corps la question sécuritaire qui met en mal la quiétude de la population.

En territoire de Masisi, enivrions 485 combattants du mouvement politico-militaire NDUMA DEFENSE of Congo de BWIRA CHUO Gilbert, accompagnés de leurs familles se sont rendus à Kashuga, en groupement Bashali Mokoto dans le territoire de Masisi la journée de lundi 17 août 2020. Au lendemain de la reddition de ces 485 combattants du Nduma defense of Congo, certaines positions qui étaient occupées par ces rendus ont été incendiées par les miliciens Nyatura dénommé ''Abazungu''. Ces positions incendiées sont situées à Mbuhi à 1km de Mweso et à Kashuga sur l'axe Mweso -pinga. Les habitants de ces villages vidés par ces rendus, ont déploré le silence de l'armée congolaise qui jusque-là ne s’organise pas pour déployer des forces loyalistes dans ces villages.

Le gouvernement provincial du Nord-Kivu s’est félicité des différentes vagues de reddition des combattants armés à travers différents territoires du Nord-Kivu. Pour Son porte-parole, la récente reddition de 485 Combattants du NDC Rénové dans le territoire de Masisi doit interpeller les autres groupes armés encore actifs dans le Masisi. Sebishimbo Rubuga Jean Bosco les a encouragés à rejoindre le processus de désarmement et démobilisation. Il les invite à donner aux habitants de cette partie de la province le droit de vivre en sécurité et la possibilité de vaquer aux activités agro-pastorales. Le Porte-parole de l’exécutif provincial avait prévenu que si cet appel renouvelé tombe dans des sourdes oreilles, l’armée n’hésitera pas à ouvrir sa puissance de feu contre les récalcitrants.

Le coordonnateur de l’organisation « Réflexion pour un Congo Meilleur » ne comprend pas comment les 485 combattants du NDC/R de Bwira Chuo se sont rendus avec seulement 90 armes. Benin Butatunda s’interroge sur la destination du reste de l’artillerie de ce groupe armé qui prétend avoir mis fin à ses activités militaires. Il craint que la reddition de ce mouvement rebelle ne soit qu’une mascarade et appelle les autorités à plus de vigilance et de responsabilité. Bénin Butatunda appelle le gouvernement à mettre en place tous les mécanismes nécessaires pour une démobilisation effective afin d’éviter que ces combattant n’aient envie de reprendre les armes. Il parle notamment des conditions d’hébergement et d’alimentation adéquats pour les motiver à rester dans le centre de cantonnement sans devenir nuisible pour les populations civiles environnantes. Il propose aussi la création des espaces de dialogue qui vont travailler sur la résilience entre les communautés.

Situation humanitaire des déplacés de Katoyi
Plus de six cents personnes qui ont fuient les affrontements entre les MAI-MAI et les FARDC dans villages KIKOMA, MALYA, KALIKI et KIBUNDI la semaine dernière et cantonnés à KATOYI vivent sans assistance humanitaire. Elles sont à la merci des maladies et intempéries dans leur milieu de refuge. Le député provincial Gérard NIYITEGEKA qui livre la nouvelle, appelle le gouvernement congolais ainsi que ses partenaires à venir en aide à ces hommes, femmes et enfants victimes de la barbarie des groupes armés. Au micro de pole FM, ce député de MASISI a pensé que l’alternative est de renforcer les effectifs militaires dans cette zone en proie à l’activisme des groupes armés.

Toujours à Masisi, les multiples guerres vécues dans le territoire de MASISI seraient à la base de nombre élevés des personnes vivant avec handicap dans cette partie de la province. Le porte-parole de cette catégorie de personne affirme que cette situation est consécutive au bal perdu de guerre et attaques armée. Jason SADIKI affirme que pendant la période où les groupements UFAMADU un et deux sont en proie à l’insécurité, les personnes vivant avec handicap vivent dans une situation difficile car certaines ne savent pas se sauver et sont abandonnés par leurs familles. Certains sont restés dans la forêt et ceux qui s’en sont sortis, vivent sans assistance dans leur milieu de refuge. Au micro de Pole FM il a appelé à l’assistance et l’encadrement de ces personnes.

Découverte macabre à MWESO
Les habitants de Mweso ont découvert un cadavre d’un homme avec les mains ligotés le mercredi aux environs de 14h00 dans cette partie de MASISI. Selon les premières informations de la Police, il s’agit d’un homme d’une cinquantaine d’années répondant au nom de KANZEGUHERA, bien identifié dans ce quartier. C’est dans les eaux de la rivière Mweso que son macchabée a été retrouvé. Les circonstances de la mort de la victime ne sont jusque-là pas connues des autorités. Le Commandant de la Police à Mweso est descendu sur le lieu pour faire le constat. KULENGBA NZANGO revient sur cette situation. Signalons que ce depuis dimanche dernier que la victime a été invisible dans ce quartier.

Territoire de Beni: Kidnapping de deux paysans
Le Président de la Nouvelle Société Civile Congolaise de Beni Territoire a exprimé ses inquiétudes au sujet de la vie de deux paysans du village KIRUNGU VITUNGWE. Ces personnes étaient prises en otage depuis cinq jours par des hommes armés inconnus. MOISE KIPUTULU a indiqué que c’est depuis vendredi dernier que PALUKU KAYIRIVIRA et KAVIRA KASIKA Gislaine ont été enlevés à KALITORE/MAHIGHA dans le Graben alors qu’ils étaient au champ. Selon le Président de cette structure, les ravisseurs ont conduit leurs victimes dans le parc National des Virunga. L’inquiétude atteint son paroxysme parce que quelques jours après ce rapt, aucunes revendications n’a été faite par ces preneurs d’otages déplore-t-il. Il a sollicité l’implication de service de sécurité pour que ces habitants soient retrouvés saint et sauf.

Territoire de MASISI
Un groupe des militaires FARDC se livre à un malin jeu de ponctionner une quantité des vivres sur les colis des cultivateurs de Nyanzale dont les champs sont situés à Kinyatsi, Kiyeye, Ka Chai, Munguli, Ishola et Mushweshwe. Un jeune leader de cette partie de la chefferie de Bwito confirme ces faits et ajoute que c’est une situation qui dure depuis la scission du NDC Rénové. Innocent Basokoza déplore qu’au lieu d’être salutaire pour les habitants de Nyazale, le déploiement des éléments loyalistes dans les positions abandonnées par les miliciens autour de Nyanzale commence à inquiéter. Il invite la hiérarchie des FARDC à interpeller ces militaires qui veulent survivre sur le dos des civils. Interrogé, le commandant du 3307ème régiment FARDC basé à Nyanzale n’a ni affirmé, ni infirmé ces allégations. Cet officier supérieur a promis mener des investigations sur cette affaire, avant de se prononcer là déçu.

EDUCATION/NON REPRISE DES ACTIVITES
L’appel du ministre national de l’EPST relative à la reprise des activités scolaires axées sur la compilation de résultats scolaires pour les élèves de classe montantes en RDC n’est pas bien accueilli par l’intersyndical des professionnels de la craie du Sud-Kivu. Ces enseignants ne s’expliquent pas comment WILLY BAKONGA peut les conviés à reprendre avec le chemin de l’école alors que la question de la paie des Nouvelles unités n’est pas encore résolue. Ils confirment la poursuite de leur mouvement de grève jusqu’à ce que l’état congolais apporte de solutions à leurs revendications. JACQUES CIRIMWAMI l’a dit au micro de pole fm