Note sécuritaire du Vendredi 28 au Mardi 31 Août 2020

Soumis par admin le mar 01/09/2020 - 12:35

Territoire de Beni

  1. Des détonations d'armes lourdes et légères ont été entendues sur l'axe routier MBAU-KAMANGO la mi-journée du samedi 22 Août. Selon nos sources dans cette partie du Territoire de BENI, l'armée aurait intercepté une colonne des rebelles ADF qui tentaient de traverser la route. Le bilan de ces affrontements n’a pas été communiqué. Cet activisme des rebelles ADF sur les axes routiers MBAU-KAMANGO et MWENDA-KIKINGI risque d'enclaver à nouveau la chefferie des WATALINGA. La crainte est de Monsieur BORIS MAELEZO, député honoraire ressortissant de cette partie du Territoire de BENI. Il ajoute qu’actuellement la population de la chefferie se trouve coincée au poste frontalier de NOBILI avec une frontière ougandaise fermée. Ce notable de BENI redoute déjà des catastrophes humanitaires. Il suggère l'instauration d'un système de convoi des usagers de ces tronçons routiers par l'armée congolaise pour remédier tant soit peu à cette problématique. Pour rappel, au-moins 21 personnes sont mortes massacrées par les assaillants supposés être de l'ADF sur ce tronçon à l'espace d'une semaine. Cette situation a impacté négativement le trafic routier.
  2. Le bilan de tueries perpétrées par les rebelles ougandais de l’ADF à MATIBA/TIPIUSI, WIKEMU et KINZIKI mercredi et jeudi dernier est revu à la hausse. Il est passé de trois à treize personnes sauvagement tuées par ces rebelles. Il s'agit de onze hommes et deux femmes. Les autorités locales, elles, dressent un bilan de douze personnes tuées par les ADF. La plupart étaient domiciliés dans les cellules KAZIMOTO, MAMUNDIOMA et ABELI au quartier MASOSI en commune d’Oicha. Une équipe composée pour la plupart des jeunes qui est partie de Oicha le vendredi pour la zone touchée, affirme avoir enterré sur place douze personnes dont un pygmée. Un seul corps a été rapatrié à Oicha pour les obsèques. Cependant, elle a ajouté que plusieurs autres personnes sont portées-disparues.
  3. Au-moins 9 civils ont été tués la nuit de Lundi à Mardi à MAPASANA, village situé à plus ou moins trente kilomètres au Nord-ouest de OICHA chef-lieu du Territoire de BENI. Selon KINOS KATUHO, président des forces vives noyau de MAMOVE, ces civils retrouvés dans leurs champs ont été exécutés par armes blanches et à feu. Les auteurs seraient des hommes armés supposés être de l'ADF. Notre source ajoute que la plupart des habitants de cette partie du groupement BAMBUBA-KISIKI, en secteur de BENI-MBAU ont fui vers la province voisine de l'Ituri craignant pour leur sécurité. Depuis le début de la semaine en cours, la société civile de OICHA avait alerté l'armée sur un passage intercepté des rebelles en direction des frontières nord de la province du Nord-Kivu, tout en invitant les services de sécurité à redoubler des stratégies de protection des civils dans la partie ouest de la route nationale No 4. Nos sources indiquent qu'une dizaine d'autres civils sont portés disparus depuis cette incursion. Ce massacre porte à plus d'une cinquantaine le nombre des civils tués par les rebelles présumés de l'ADF depuis le début du mois d’Aout 2020.

Territoire de Lubero

  1. Le calme s’est observé depuis le mardi dans la matinée dans les villages Kamaranga, Kanana et Mausa, en groupement Mwenye dans la chefferie de Baswagha en territoire de Lubero. Ceci après des violents combats entre deux groupes armés, présumés Mayimayi le Lundi dans la soirée. Selon les sources de la société civile locale, les habitants de ces trois villages avaient pris le chemin de la brousse pour épargner leurs vies, avant de regagner dans leurs maisons mardi matin. Ces affrontements ont occasionné la suspension momentanée du trafic sur la route Butembo-Mausa-Njiapanda.
  2. La nuit de Dimanche au Lundi 24 Aout, des coups de feu ont été entendus à Kikuvo, agglomération située à plus de 15 km à l’Est de la cité de Kirumba, au sud du territoire de Lubero. Selon les sources administratives locales, ces coups de feu ont été tirés par des militaires FARDC qui protestaient contre l’assassinat d’un de leur par des présumés Maymayi.
  3. Un militaire FARDC a tué son épouse dans la soirée de dimanche à Rubare, à une dizaine de km de Rutshuru centre sur la route Rutshuru-Goma. Ce meurtre est le couronnement d’une mésentente autour de l’argent, ont indiqué des sources administratives de la place.
  4. Kidnapping d’un enseignant de l’Ecole Primaire Shinda de KABARODE, en groupement Busanza, territoire de Rutshuru dimanche vers 19h. Selon des sources en groupement Busanza, huit hommes armés ont extrait la victime de sa maison. Les ravisseurs ont trainé l’instituteur EZEKIEL pour le conduire en brousse vers KASINGISI en groupement de Binza. Les habitants de KABARODE déplorent le fait qu’il n’y ait aucun militaire FARDC dans leur village.

 
Territoire de Masisi

Un mort et deux blessés, bilan de tirs entendus dans la nuit de dimanche au lundi 24 Aout à RUKAZA, une dizaine de kilomètre de Rubaya. Le président de la société civile de Masisi qui confirme la nouvelle et affirme que ces tirs venaient des personnes identifiées comme étant de la police de mine. Telesphore Mitondeke dit ne pas connaitre les raisons de ces crépitements de balles, mais souligne qu’une tension était palpable jusque dans la mi-journée dans cette partie de MASISI. Il pense cependant que le conflit minier qui perdure dans la zone de Rubaya est l’une des raisons de l’insécurité dans toute la zone. Il appelle les autorités à mettre un terme à ce conflit entre les exploitants miniers à RUBAYA. Le répondant des forces vives à Masisi plaide pour le relèvement des troupes des polices des mines qui sont souvent indexés dans des affaires de meurtres comme ce fut le cas avec la police de proximité.
 
 
Territoire de Nyiragongo
Le président de la société civile du territoire de Nyiragongo invite les services de sécurité à approfondir les pistes déjà disponibles pour élucider les circonstances du kidnapping d’une sexagénaire le week dernier à Rukorwe, dans le groupement Rusayu. Pour Mambo Kawaya, les suspicions pèsent sur un notable de la place qui est en conflit avec la famille de l’otage. Il ajoute que le numéro de téléphone dont se servent les ravisseurs pour réclamer une rançon constitue une information précieuse qui peut nourrir l’enquête. Le Président de la Société Civile de Nyiragongo pense que les services de sécurité doivent mettre fin à leur léthargie face aux cas de kidnapping devenus récurrents dans ce territoire.
 
VILLE DE GOMA

  1. Les jeunes ressortissants de VITSHUMBI ont dénoncé l’assassinat de KAHINDO Aminata, une jeune femme cambiste et originaire de cette enclave de pêche, abattue vendredi soir ici à Goma. Le représentant de ces jeunes, demande que les auteurs de ce meurtre soient recherchés et déférés devant les cours et tribunaux. MANU VUNGUKA déplore que les personnes perdent la vie au jour le jour sans qu’aucun bourreau ne soit appréhendé. Pour lui, le maire de Goma doit trouver une solution à la question de l’insécurité le plus urgemment possible.
  2. Plusieurs maisons ont été cambriolées la nuit de Lundi au Mardi dans le quartier Ndosho. Selon le noyau local de la société civile, les malfrats ont opéré par groupe, et étaient munis d’armes blanches et d’armes à feu. Claude Rugo fustige le fait qu’ils aient eu tout leur temps pour casser les portes des maisons ciblées, sans que la police qui venait d’être alertée, n’intervienne à temps.

 
 
UVIRA/SUD KIVU

  1. Les activités Socio-économiques sont restées paralysée dans la cité minière de MISISI, en secteur Ngandja, territoire de Fizi vendredi 21 et samedi 22 Août suite au meurtre d'un opérateur économique jeudi dans la soirée. Les opérateurs économiques ont dit, à travers ce mouvement de grève, interpeller les autorités tant locales que nationales sur la situation d'insécurité dans laquelle ils vivent ce dernier temps.
  2. Un corps sans vie d'un homme a été retrouvé sur la rive du lac Tanganyika, tôt le matin du lundi 24 Août au quartier Kavimvira sur avenue Hewa Bora. Selon le chef de ce quartier, MWAMBA KINYAGE, il s'agit d'un demandeur d'asile burundais résidant dans le camp de transit des réfugiés à Kavimvira sur le littoral du lac Tanganyika, à quelques mètres du poste frontalier de Kavimvira. Le Président de réfugiés dans ce camp de transit indique que l’infortuné est parti se baigner au lac le samedi 22 août dernier il n’est plus revenu depuis. BIKORIMANA Jean-Marie précise que le corps de ce sujet burundais âgé d’environ quarante ans était déjà en état de décomposition. C’est sur autorisation du procureur de la république à Uvira qu’il a été enterré a-t-il conclu.