Note sécuritaire du Vendredi 7 au Mardi 11 Aout 2020

Soumis par admin le jeu 13/08/2020 - 09:35

SECURITE/ARRESTATION PECHEURS
La société civile du nord Kivu a sollicité l’implication du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU dans les grands lacs pour qu’une solution voie le jour autour du différend frontalier entre la RDC à l’OUGANDA dans les eaux du LAC EDOUARD. Cette demande intervient après l’arrestation et l’incarcération de dix pécheurs ougandais par la marine Congolaise à NYAKAKOMA le lundi 3 Août dernier. Ces pêcheurs ougandais ont été transféré à la prison centrale de GOMA. Le secrétaire technique des forces vives du Nord Kivu a découragé ces arrestations qui deviennent monnaies courante. Placide Nzilamba est resté pessimiste sur les effets de ces arrestations de part et d’autres. Il croit que l’unique moyen de sécuriser les pécheurs de deux pays limitrophes sur les eaux du lac Edouard demeure l’implantation de balises et signaux de délimitations dans ce Lac.

Le président de la communauté Hutu du Nord Kivu a démenti l’information lui attribuant un communiqué le mettant en lien avec les FDLR. Emmanuel Gashamba a fixé ainsi l’opinion et remis les pendules à l’heure. Il a affirmé que le communiqué qui a circulé sur les réseaux sociaux lui attribuant un ordre donné aux combattants Hutu Rwandais de prendre les armes contre le Nord Kivu d’ici le 15 aout, est un montage grossier de toute pièce. Il a expliqué que ce document est l’œuvre des manipulateurs qui ne veulent pas la paix au nord Kivu en créant la zizanie entre les communautés. Pour Emmanuel Gashamba, les premiers jalons pour la paix au Kivu ont été posés lors du dialogue de vérité tenue le mois dernier à Goma. Il révèle qu’il va porter plainte contre les auteurs de ce communiqué qui n’ont cherché qu’à porter atteinte à sa réputation.

Terroir de MASISI
Les deux factions de NDUMA DEFENSE of CONGO rénové se sont de nouveau affronté depuis le dimanche dans le territoire de Walikale. Le théâtre de leurs affrontements, sont les villages de MUTONGO, MWIRA et MYANGA dans le groupement IHANA. Plusieurs sources sur place ont indiqué que GUIDON a lancé l’offensive contre le camp de son ancien collaborateur BWIRA avant de prendre le contrôle de MWIRA et MYANGA qui était sous contrôle de ce dernier la même journée de dimanche.  Toujours dans la même zone un mouvement des populations a été signalé vers KUBUWA, PINGA et LUVUNGI dans le territoire de WALIKALE. Dans cette partie de WALIKALE les enfants n’ont pas repris le chemin de classe comme c’était le cas dans le reste du pays. Ces élèves sont contraints au déplacement suite à l’insécurité vécu dans leur zone d’opération.  

Territoire de RUTSHURU
Deux personnes, dont un responsable de Dix Maisons à SILARE et monsieur KIBONGE, un autre habitant du village MUGORA, ont été enlevées dimanche vers 21 heures par des porteurs d’arme dont l’identité n’est pas connue. Selon des sources de la Société Civile sur place à Rugari, ces preneurs d’otage avaient trouvé chacune des deux victimes chez elle. Ils ont alors demandé à ces habitants de leur indiquer le chemin la même nuit et depuis ils les détiennent en brousse. Le lundi en début d’après-midi, des proches des familles des otages sont entrés en contact avec les preneurs d’otage pour exiger la rançon.  

Un groupe des militaires FARDC se livre à un malin jeu de ponctionner une quantité des vivres sur les colis des cultivateurs de Nyanzale dont les champs sont situés à Kinyatsi, Kiyeye, Ka Chai, Munguli, Ishola et Mushweshwe. Un jeune leader de cette partie de la chefferie de Bwito a confirmé ces faits et ajoute que c’est une situation qui dure depuis la scission du NDC Rénové. Innocent Basokoza déplore qu’au lieu d’être salutaire pour les habitants de Nyazale, le déploiement des éléments loyalistes dans les positions abandonnées par les miliciens autour de Nyanzale commence à inquiéter. Il invite la hiérarchie des FARDC à interpeller ces militaires qui veulent survivre sur le dos des civils. Interrogé, le commandant du 3307ème régiment FARDC basé à Nyanzale a promis mener des investigations sur cette affaire, avant de se prononcer là déçu.

Territoire de BENI
Le commissariat de la police nationale congolaise de MANGINA au quartier MANGODOMU a été la cible des hommes armés dans la nuit de jeudi à vendredi dans le territoire de BENI. L’information a été confirmée par les autorités politico administratives de cette commune à Beni Territoire. Elles ont condamné cette attaque attribuée à un groupe des miliciens MAI-MAI. Cette attaque a occasionné la mort d'un policier du nom de KASEREKA KAMBETU qui montait la garde. Joint au téléphone, le bourgmestre assistant de cette municipalité indique que les assaillants avaient seulement l'intention de récupérer l'arme du policier chose qu’ils ont faite. Freddy MBAYAHI Muhindo appelle toute la population de sa juridiction à collaborer avec les services de sécurité pour que ce groupe soit traqué et démantelé par l'armée loyaliste.

Les habitants de Kainama en Groupement Banande Kainama ont été surpris le dimanche soir par de grandes détonations d'armes lourdes. Selon le Lieutenant ANTONY MWALUCHAYI, porte-parole des opérations Sokola 1 dans la partie nord du Nord-Kivu, l'unité de l'artillerie procédait au pilonnage des positions des rebelles de l'ADF localisées sur la crête de MAVUME. L'armée indique que plusieurs dégâts ont été enregistrés dans le camp des rebelles le lundi matin. Les troupes des FARDC se seraient accaparées de certains bastions ennemis et ont poursuivis les opérations de ratissage sur terrain. Le Lieutenant Antony Mwaluchayi a demandé, au nom de l'armée congolaise, à la population de ne pas paniquer et surtout ne pas prêter oreilles aux intox dans les réseaux sociaux.

BUKAVU
Le noyau de la société civile en commune de KADUTU a dénoncé les tracasseries policières dont sont victimes les habitants de cette partie de BUKAVU.  Le Président de ces forces vives locales a indiqué que ceux qui se rendent coupable de ces actes sont les éléments de la police stationnés au rond-point carrefour. HYPOCRATE MARUME renseigne que ces policiers se livrent à des actes de vols, de tortures et de rançonnements y compris d’insécurité pendant les heures vespérales. A titre d’exemple celui-ci a cité l’incident survenu le vendredi matin au quartier MOSALA ou un policier a tiré sur un habitant après qu’il l’ait dépouillé de tous ses biens. Un acte condamné par cette structure et qui exige l’ouverture d’une action disciplinaire contre cet agent fautif.