les frappes contre les fdlr: les acteurs dechires?

En effet, cette semaine a été marquée par la déclaration de guerre par le Chef d’Etat-Major Général des FARDC contre les rebelles rwandais des FDLR, déclaration faite lors de son récent séjour à Beni, au Nord-Kivu.
Après avoir gaspillé la période de grâce de six mois pour leur désarmement volontaire, période qui a pris fin le 2 janvier 2015, les rebelles rwandais vont être traqués militairement.
Une option militaire rendue donc nécessaire par ce qui est apparu pour tout le monde comme un refus d’obtempérer de la part des FDLR. Une option militaire réclamée à cor et à cri par divers acteurs régionaux et internationaux, y compris le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui en a délégué l’exécution au gouvernement congolais et à son armée, les FARDC. Une option militaire applaudie par le dernier sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba qui vient de clôturer ses travaux.
Et pourtant des zones d’ombre et des couacs commencent à apparaître avant même que les premières frappes ne commencent. Entre les FARDC et la MONUSCO, les violons sont loin de s’accorder sur ce processus, malgré une harmonie de façade. Les contributeurs des troupes de la FIB, la Brigade de la SADC –et de la MONUSCO, les Sud-Africains en tête, rechignent à s’engager dans des opérations militaires qui risquent d’occasionner des dommages collatéraux sur les populations civiles, ce qui entraînerait des retentissements politiques terribles dans ces pays (véritablement) démocratiques. Entre-temps, le processus a atteint un point de non-retour, et les populations congolaises riveraines des FLDR ont peur, très peur.
J’aurais souhaité analyser la victoire 4-2 des Léopards contre les Diables rouges, mais l’actualité nous a rattrapés.
Bon dimanche,

Ones

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