Au Grand séminaire Saint Jean-Paul II à Lomé, le professeur Kä Mana parle du Christianisme global

Le 2 mars 2018, pour répondre à l'invitation que le Grand Séminaire Saint Jean Paul II lde Lomél ui a adressée, le professeur Kä Mana a animé une causerie éducative avec 296 séminaristes et 7 de leurs formateurs Cette causerie portait sur le christianisme global comme perspective pour une révolution spirituelle dont les Eglises  ont besoin dans leur mission évangélisatrice dans l'Afrique d'aujourd'hui.
Sur la base de son itinéraire personnel qui s'est nourri du catholicisme, du protestantisme, des Eglises africaines indépendantes et des recherches religieuses conduites par les intellectuels néophaaronistes fascinés par l'Egypte antique, Kä Mana a montré comment la convergence des quêtes religieuses des Africains annoncent le dépassement de l'ère du confessionnalisme et de la fragmentation des communautés de foi en vue de l’avènement d'une nouvelle ère qui ne sera ni celle de l’œcuménisme traditionnel, ni celle des syncrétismes pacifiques, mais celle de la coopération et de la rencontre de grands questionnements spirituels de l'humanité dans une  paix religieuse destinée à favoriser l'engagement commun dans la construction d'une humanité sensible aux valeurs sans lesquelles l'homme cesse d'être un homme. Autour de ces valeurs et de ces engagements, les nouveaux combats pour un autre monde possible seront l'enjeu même de la foi, au-delà des idéologies religieuses, des dogmatismes stérilisants et de l'enfermement dans l'exaltation des hégémonies aujourd'hui sans objet.

Pour les communautés de foi en Afrique et pour les générations montantes,  il y a dans ce défi du christianisme, global une grande énergie pour  ouvrir de nouveaux horizons à l'humanité.
Ne s'agit-il pas d'un syncrétisme nocif ç la pureté de la foi catholique ? Un jeune séminariste a posé cette question. Réponse du professeur Kä Mana : il s'agit plutôt de la seule chance qu"à l'Afrique de réinventer le christianisme aujourd'hui. Un des formateurs des jeunes séminaristes a demandé :le christianisme global nous permettra-t-il de sortir de la dépendance des subsistes qui viennent d'Occident et de construire des communautés chrétiennes responsables de leur foi et de leurs Eglise ? "Je l'espère", a répondu l'orateur du jour. Nous n'avons pas d'autres choix aujourd'hui que celui d'inventer nous-mêmes notre destinée.

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