CAUSERIE POLITIQUE AVEC LES JEUNES DE L’UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIALE (UDPS) A GOMA

CAUSERIE POLITIQUE AVEC LES JEUNES DE L'UDPS

A l’occasion du premier anniversaire du décès du leader politique Etienne Tshisekedi, les jeunes de l’UDPS à Goma ont organisé le 1 février 2018  une grande causerie éducative à l’hôtel La joie plazza pour plus de 300 participants. C’est le professeur Kä Mana, de l’université Alternative  de Pole Institute,  qui a été l’invité du jour pour parler du combat politique du fondateur de l’UDPS et de l’héritage qu’il a légué  à la R.D.Congo et à l’Afrique actuelle.
L’orateur a mis sa causerie dans une perspective particulière : celle de voir Etienne Tshisekedi  non pas comme une figure politique ordinaire  dont on peut tranquillement analyser  l’action et les combats en cherchant les dimensions positives dans une logique binaire, mais comme un mythe dans l’imaginaire congolais. Un mythe, cela veut dire une personnalité-force élevée par le peuple à la dimension de figure-ferment et d’énergie-limon qui ouvre des horizons de nouvelles espérances et trace des voies pour l‘avenir de la nation. Si on aborde cet homme-force dans la lumière du mythe qu’il est devenu dans l’imaginaire du peuple congolais, le fondateur de l’UDPS apparaît comme un combattant pour une nouvelle politique, pour un  nouvel engagement en vue de changer le Congo et pour une nouvelle destinée à offrir au peuple.
Une nouvelle politique. Il s’agit de voir le Congo et de le situer dans la conquête de l’unité contre tous les déchirements que les guerres, les conflits ethniques et les fragmentations identitaires lui ont infligés depuis son indépendance. Sous cet angle, le mythe-Tshisekedi rappelle à la jeunesse Congolaise  actuelle que le Congo est désormais une nation dont il faut défendre l’intégrité nationale, unir les riches diversités dans une riche identité nationale et organiser les énergies créatrices dans un élan politique de solidarité nationale. Il s’agit aussi et surtout de lutter contre le système et l’esprit de dictature qui sont devenu une dynamique qui s’auto-régénère et s’auto-entretient en fermant la voie de tous les rêves de démocratie fertile pour le peuple du Congo. Tant que le Congo ne sera pas devenu une grande démocratie au cœur de l’Afrique, on doit considérer que le combat politique d’Etienne Tshisekedi n’aura pas atteint son but. C’est à la jeunesse Congolaise actuelle de reprendre le flambeau de ce combat, de s’en approprier les énergies et de lutter fermement et rigoureusement pour une démocratie Congolaise qui, dans l’unité de tous les terroirs nationaux, anime une politique d’inter-enrichissement de toute les forces-vives de la nation. Il s’agit enfin de construire une politique de lutte contre les antivaleurs qui gangrènent la société congolaise. Ce qui a compté aux jeux d’Etienne Tshisekedi, ce sont les valeurs humaines fondamentales que la dictature de Mobutu avait détruites en faisant de la violence, du mensonge, de la corruption et du vol les principes d’une gouvernance catastrophique. Le temps est venu pour la jeunesse congolaise de pratiquer une politique du bien, une politique de la vérité, une politique de la justice et une politique du respect des droits, des devoirs et des pouvoirs concrets qui constituent le vrai génie de la bonne gouvernance.
Un nouvel engagement en vue de changer le Congo. Quand on voit des divisions tragicomiques où s’embourbe l’UDPS aujourd’hui et la fange des trahisons et d’antivaleurs qui est devenue la réalité quotidienne du parti crée par Etienne Tshisekedi, il y a lieu d’appeler la jeunesse congolaise qui croit au combat du fondateur de l’UDPS à se lancer dans un engagement nouveau en vue d’unir le parti et de changer le Congo. Cela exige que la jeunesse se démarque des « ego » stériles des leaders actuellement divisés dans l’UDPS, qui ont dépecé le parti pour en faire un ensemble comique des factions infécondes, incapables de gagner des élections transparentes que le peuple congolais désire actuellement.
Une nouvelle dynamique  d’unité du parti autour des valeurs de l’UDPS, est indispensable. Pour les jeunes, ce sont ces valeurs qui doivent compter, et non les ambitions  de tel ou tel leader. Il faut que la jeunesse réinvente l’UDPS comme le parti d’une politique éthique.
Une nouvelle  destinée à offrir au peuple congolais. Ce que l’on attend de la jeunesse de l’UDPS aujourd’hui, c’est ce faire la politique autrement. C’est de s’engager dans la poursuite de combat et de l’action d’Etienne Tshisekedi en ayant le Congo comme enjeu essentiel : l’enjeu de la construction d’une nouvelle destinée pour l’homme congolais, une destinée de prospérité, la liberté, de dignité et de bonheur partagé. Dans cette perspective, la jeunesse se tournera  vers l’avenir avec le projet qui fut celui de fondateur de l’UDPS, dans une dynamique de réappropriation féconde où l’essentiel n’est pas Tshisekedi lui-même, mais sa réinvention comme mythe dans l’imaginaire congolais actuel.
La causerie éducative animée par le professeur Kä Mana a suscité beaucoup de question de la part des jeunes :

  •  des questions sur le choix de Felix Tshilombo Tshisekedi comme successeur de son père à la tête du parti ;
  • des questions sur la légitimité de la politique d’inféodation au système du pouvoir actuel prônée par Bruno Tshibala.
  • des questions sur la pertinence et l’opportunité de faire d’Etienne Tshisekedi un mythe en évitant ainsi de  s’interroger sur ses erreurs politiques et sa responsabilité dans la division de son parti ;
  • des questions sur l’avenir de l’UDPS dans le contexte actuel de la politique congolaise.

A toutes ces questions, les réponses fouiniers par le professeur Kä Mana sont allées dans un seul sens : Etienne  Tshisekedi  et l’UDPS  sont à réinventés. Il appartient aux jeunes d’imaginer et de construire cette réinvention.

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