L’Université alternative reçoit le candidat à la députation David Barack et le chercheur Platini Mabela

Le samedi 10 novembre 2018, l’université alternative de Pole Institute a reçu pour sa séance hebdomadaire deux invités de irconstance : le jeune chercheur en entreprenariat Platini Mabela et le jeune candidat à la députation provinciale David Barak. Devant un public composé de 49 jeunes (39 garçons et 10 filles), les invités ont partagé leur vision  des exigences actuelles qui s’imposent à la jeunesse congolaise en ces temps de préparation des élections du 23 décembre 2018.
C’est Platini Mabela qui a ouvert la séance par une intervention sur l’économie de la connaissance et son importance pour les jeunes congolais aujourd’hui. Partant de l’intérêt que la jeunesse de l’université alternative accorde aux séances qu’il a déjà organisées sur l’entreprenariat, le conférencier  a voulu rendre l’assistance sensible à l’importance du secteur de la recherche pour la construction de l’Afrique nouvelle. Au moment où tout le monde au Congo a tendance à croire que l’entreprenariat ne concerne que la dimension pratique de la création des espaces du commerce et l’engagement dans les initiatives rentables au plan financie pour des espèces sonnantes et trébuchantes, Platini Mabela a montré comment la richesse d’aujourd’hui dépend de la capacité de production de connaissances théoriques innovantes et solidaires, destinées à enrichir le stock des savoirs disponibles pour ouvrir de nouveaux champs où les nouvelles richesses se construisent à partir de ce que les découvertes scientifiques et technologiques ouvrent aux pratiques de changement du monde. Il est important que les jeunes congolais aujourd’hui se consacrent aux recherches de haut niveau et produisent de connaissances de haute portée. Cela ne concerne pas seulement la science et la technologie, mais aussi les domaines comme l’économie où l’enjeu fondamental est de trouver de nouvelles voies pour aller au-delà du néolibéralisme actuel et construire les dynamiques de l’altermondialisation. Plus encore, tous les domaines dans lesquels les universités forment les nouvelles générations des congolais sont des champs pour des innovations fertiles. L’économie de la connaissance les embrasse dans un même souffle où le Congo doit devenir un phare pour l’Afrique actuelle. La question pour chaque jeune de nos jours, c’est de choisir son lieu d’investissement pour la recherche et la production de nouveaux savoirs. C’est aussi d’ancrer son projet de vie dans cette recherche et de pouvoir y devenir un maître, un jour ou l’autre. Cela demande certaines qualités humaines à promouvoir quand on est aux études : l’attention aux impératifs d’auto-formation, la détermination pour réussir, les liens avec les autres étudiants et avec les professeurs pour approfondir les champs de connaissance utile et la volonté de réussir ce que l’on entreprend. Ce ne sont pas seulement des qualités pour l’université, mais des forces pour la vie. Si on comprend cette exigence, on a des bases solides pour l’entreprenariat dont la jeunesse congolaise a besoin.
Du débat très fécond suscité par la conférence de Platini Mabela, deux grandes idées méritent d’être retenues.
 La première idée a été mise en lumière par un participant qui a rapproché l’économie de la connaissance dans son sens globale défini par Platini Mabela, de l’exigence de repenser aujourd’hui l’université congolaise comme lieu de production de connaissances et de pratiques sociales. Aujourd’hui, l’université congolaise a oublié le rôle fondamental de la recherche en son sein. Elle ne se consacre qu’à dispenser des cours sur du déjà-dit, du déjà-écrit et du déjà-moulu. Le temps est venu pour la jeunesse d’innover dans leurs universités en se consacrant à la recherche et à l’invention de nouvelles connaissances.
La deuxième idée a porté sur l’urgence de donner des enjeux pratiques à l’entreprenariat selon la perspective de l’économie de la connaissance. Un autre participant demandé à Platini Mabela de faire de son enseignement sur l’entreprenariat un lieu visible où les jeunes de l’université alternative entreprennent vraiment quelque chose de nouveau et de fertile. Réponse du conférencier : « la dynamique est déjà en cours. »
 
La séance de l’université alternative s’est poursuivie avec l’intervention du jeune aspirant député provincial David Barak, haut responsable de l’université populaire de Goma. Celui-ci était venu parler aux jeunes de sa candidature à la députation pour les élections du 23 décembre 2018.  
Son souci était de convaincre les jeunes de prendre au sérieux les candidatures des jeunes aux élections qui se préparent, particulièrement  à sa propre candidature. Sa motivation, c’est d’être au service des jeunes du Congo avec un nouveau souffle, après la période des années Kabila dont le bilan est mitigé à ses yeux.
Devant le flux de questions sur la plateforme Le Nouvel Elan à laquelle il appartient, sur sa vision du Congo et sur les raisons qui lui font croire qu’il est digne de confiance, M. David Barak a donné rendez-vous aux jeunes pour un dimanche politique que l’université alternative compte organiser autour de lui. C’est à cette occasion qu’il déroulera tout son programme d’action. Pour la séance à laquelle il est venu participer, l’essentiel était de se faire connaître et de prendre date.
Pour clore cette séance, le professeur Kä Mana a annoncé aux participants l’ouverture du Salon scientifique des femmes auquel il a invité toutes les filles présentes d’adhérer. Le salon a déjà commencé ses activités au sein de Pole Institute et il est ouvert à toutes les filles des universités de Goma qui veulent aujourd’hui promouvoir une  image positive de la femme congolaise.
Les filles seulement ? a demandé un participant.
C’est aux filles elles-mêmes de répondre à cette question, a répondu le professeur Kä Mana.

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