LES JEUNES DISCUTENT DE LA PEDAGOGIE DU DEVELOPPEMENT PAR L’ENTREPRENARIAT

A L’UNIVERSITE ALTERNATIVE  DE POLE INSTITUTE

L’Université alternative de Pole Institute a consacré sa séance du samedi  03 février 2018 à la question de la pédagogie du développement  par l’entreprenariat des jeunes aujourd’hui. Animée par M. Platini Mabela, cette séance qui a rassemblé 34 jeunes particulièrement intéressés par l’entreprenariat a été inscrite dans la dynamique des réflexions présentées par M. Mabela le samedi précédent sur le paradigme pragmatique qui devra actuellement remplacer, selon lui, le vieux paradigme théorique développé encore dans les universités congolaises de nos jours. A ses yeux, ce qui est important dans le nouveau paradigme concerne une dimension de l’entreprenariat à laquelle les jeunes devraient être très sensibles : la dimension pédagogique pour la création d’entreprises avec le développement comme perspective fondamentale. Cette approche signifie qu’on ne se lance pas dans l’entreprenariat pour résoudre seulement  le  problème du chômage des jeunes grâce aux petites et moyennes entreprises comme cela est stipulé dans l’enseignement universitaire actuel au Congo. Si l’entreprenariat est capital dans la société congolaise maintenant, c’est parce qu’il a un objectif plus ambitieux. Il ne se limite pas à la lutte contre la misère et la pauvreté. Il vise la construction d’une société des richesses au sens global du terme : une société d’émergence et de développement dont le souffle conduit à penser grand et à situer l’horizon de l’entreprenariat dans les perspectives de la compétition mondiale.
Dans cette perspective de développement  par la compétition économique à l’échelle mondiale, il est  exigé une pédagogie sensible à cette dynamique compétitive. Ce qui manque au Congo, c’est cette perspective : on y voit petit quand on enseigne l’entreprenariat aux jeunes ; on s’enferme dans une mentalité de case et de boutique là où il faut voir grand, viser haut en ayant une grande idée de soi-même, de son pays et d’immenses possibilités de conquête économique du monde que notre nation recèle. Si en sort de la mentalité de case et de petite boutique pour penser en termes de grandes réalisation en vue de doter le pays des grands entrepreneurs, des grands structures industrielles congolaises et des grands conquérants bien identifiables sur le marché mondial, on construira un imaginaire puissant pour une politique économique congolaise digne de ce nom. Au dire de M. Platini Mabela, c’est l’ambition d’une telle politique qui devra porter et guider la pédagogie du développement par l’entreprenariat aujourd’hui. Il s’agit de changer d’échelle et de perspective à partir des convictions suivantes :
L’entreprenariat n’est pas une affaire de boutiquiers qui luttent contre la misère, mais un projet global de prospérité dans une dynamique d’émergence et de développement ;
Les outils pédagogiques pour construire une grande dynamique d’entreprenariat sont ceux de la construction d’un grand imaginaire qui vise la richesse d’individuelle et communautaire dans la compétition mondiale ;
Ce qu’il faut, c’est une armée  d’entrepreneurs forts et puissants pour conquérir les marchés partout où cela est possible et même au-delà des limites de ce qui est possible.Part tout dire, nous sommes aujourd’hui au Congo à une étape de notre histoire où il faut concevoir l’entreprise comme une bataille de libération de la nation face à l’esprit de boutiquiers, face à la domination de champs économique par des prédateurs locaux ou internationaux. C’est aussi une bataille de conquête du monde par des entrepreneurs congolais ambitieux et très bien formés en matière de stratégies d’entreprises dans la compétition mondiale.
 
Devant cette vision pédagogique déployée par M.  Mabela, le débat a  porté sur trois points essentiels :

  • S’il est bon de voir grand, de viser haut et de ratisser large à l’échelle mondiale, il ne faut pas oublier que nous sommes au Congo où la misère tue les populations ; cela exige que chacun à son échelle crée et travaille  dans la perspective de la lutte contre la misère, dans l’esprit de boutiquier dont M. Mabela n’a, en fait, présenter que la caricature, selon un participant à la séance.
  • M. Mabela s’est inscrit dans l’esprit du capitalisme dont on peut vraiment se demander s’il n’est pas que l’exaltation d’un esprit d’individualisme et d’un instinct de prédateur par lequel l’économie mondiale tue littéralement l’Afrique aujourd’hui. Est-ce là vraiment l’horizon fertile pour nos pays ? N’avons-nous pas une culture et des valeurs propres pour ouvrir et nourrir notre visible de l’économie et de son sens ?
  • Il est important de se rappeler la grande sagesse de l’éthique et de la spiritualité sans lesquelles l’économie perd toute signification humaine : « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il ruine sa propre vie ?» a souligné une participante, en reprenant une parole des Evangiles.

Avec ces questions, rendez-vous a été pris pour une discussion sur le sens africain de l’économie aujourd’hui.
 

Commentaires

comment faire pour participer a l'Université de grande vacance? je suis bcp intéressé par ce que vous faite.

désolé je parlais de l'université Alternative.

j'ai aussi posé la même question sur facebook, les formations m’intéressent énormément. je veux participer.

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