Situation sécuritaire dans le Nord Kivu de Mardi 21 au vendredi 24 Juillet 2020

La société civile du Nord Kivu alerte sur une possible réorganisation des combattants du Groupe rebelle M23 dans les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo. Le Vice Président des forces vives a affirmé que sa structure a reçu plusieurs alertes des populations sur des mouvements suspects observés à partir de KABARA dans le secteur MIKENO en territoire de Nyiragongo du côté de la 7eme piste de NJERIMA à la frontière avec le Rwanda. Dans un communiqué rendu public par cette structure, elle a dénoncé aussi l’attaque des positions FARDC à BIKENGE en groupement GISIGARI dans le Rutshuru. Selon ce même document, cette attaque est l’œuvre des combattants du M23. Le Vice Président de la Coordination provincial de la société civile, a confirmé cette information. Edgard MATESO a appelé l’armée à redoubler ses effectifs avant que ces derniers ne déstabilisent la province comme ce fut le cas. Il a appelé la population à rester vigilante et continuer à dénoncer tout cas suspect auprès des autorités civiles et militaires. En réaction à ces informations, le Mouvement politico-militaire du 23 mars a réagi pour confirmer sa présence dans le territoire de RUTSHURU depuis 2017 sans préciser le lieu. Son porte-parole Eli MUTELA l’a dit le jeudi dans une déclaration faite à la presse. Selon lui son Mouvement n’a jamais attaqué au FARDC. Il a indiqué que les combattants attendent le moment venu pour se rendre car le M23 veut accompagne le président de la République. Toujours à Rutshuru le Matin de jeudi 23 juillet, deux factions des NYATURA se sont battus à RUHANGA, NGUGO et KIKERI sur la lizière du Parc Nationale de Virunga. Il s’agit d’une faction NYATURA allié aux FDLR qui a lancé une attaque contre une autre faction installée sur l’une des collines de cette partie de Rutshuru. Le calme est revenu vers la mi-journée dans ces villages du groupement RUGARI. Ces affrontements ont jeté des centaines des populations sur le chemin de déplacement la plupart d’entre elles ont trouvé refuge à la paroisse de RUGARI d’autre à RUGARI centre mais aussi dans une école de la place. Ce vendredi Matin les habitants de RUHANGA, NGUGO et KIKERI ont commencé à regagner progressivement leurs villages. C’est grâce à une accalmie enregistré dans ces villages bien que plusieurs restent hésitants. Dans le territoire de MASISI la situation sécuritaire dans les groupements UFAMANDU 1 et 2 est de nouveau incertaine. C’est une situation enregistrée après que certains chefs rebelles se soient rendus aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Cette insécurité est l’œuvre de la coalition des quatre chefs rebelles notamment KAPASI, MATATA, MAACHANO et KIRIKICHO. Elle est accentuée par l’absence des FARDC dans plusieurs villages de cette partie des Batembos. Les acolytes de ces rebelles s’adonnent au pillage des biens des habitants poussant ainsi la population à fuir pour regagner les zones sécurisées. C’est un total d’environ huit localités qui se vident progressivement de leurs populations entre autres MANGERE, BIOLO, REMEKA et KATUUNDA. Dans le territoire de Walikale, précisément à Pinga, l’on a enregistré seize miliciens de la faction NDC/R de Bwira CHUO qui se sont rendus le jeudi 23 juillet 2020 à la base de la Monusco à Pinga avec 15 armes et autres minutions de guerre. Parmis eux, il y a leur officier supérieur BIRINDWA, actif jusque là dans les agglomérations de Pinga en territoire de Walikale. Cette reddition intervient après les affrontements entre les éléments de Guidon SHIMWERAYI et ceux de Bwira CHUO dans cette partie de la province du Nord-Kivu. Toujours dans le PINGA, la société civile noyau de Pinga salue l’accalmie observée depuis quelques jours dans cette partie de Walikale. Le Président précise que les habitants hésitent encore d’y retourner malgré la présence des FARDC à Pinga centre. Les populations, bien que souffrantes dans leurs lieux de refuge, jouent à la prudence d’autant plus que la situation peut basculer d’un moment à un autre. Les autorités militaires sont appelées à renforcer les éléments déployés dans la zone de Pinga qui demeure entourée par plusieurs groupes armés locaux. Dans le territoire de BENI, les pêcheurs congolais arrêtés le jeudi par la Marine ougandaise et accusés d’avoir franchi les eaux ougandaises ont été libérés ce vendredi mais leurs outils de travails ont été confisqué par les autorités ougandaises rapporte le secrétaire exécutif de la fédération des comités des pécheurs individuels sur le lac Edouard.

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