Construction de la cohésion transfrontalière par la caféiculture ? Expérience des coopératives de Kalehe (RDC) et de Rutsiro (Rwanda)

Date de publication: 
Mars 2014
Même au plus fort de la crise entre les pays de la sous-région des Grands Lacs, une sorte de convivialité transfrontalière entre les populations a continué à fonctionner de part et d’autre des limites territoriales. Ainsi avons-nous constaté dans une étude sur l’impact de la fermeture de la frontière entre Goma (RDC) et Gisenyi (Rwanda) que pendant cette période (juin –juillet 2004) toute une panoplie de stratégies avait été mise en place par les hommes et les femmes de ces deux villes et au-delà, « en s’aménageant des espaces d’ouverture par le bas pour éviter l’étouffement par le haut »[1].

L’histoire de la Solidarité pour la Promotion des Actions Café et Développement Intégral (SOPACDI), une coopérative de caféiculteurs des groupements de Muvunyi-Shanga et Buzi en territoire de Kalehe au Sud Kivu, pourrait se lire comme le résultat de la confiance entre deux hommes, deux condisciples de l’Institut Technique Agricole (I.T.A) de Mweso qui se retrouvent une dizaine d’années plus tard, en 2003. Joachim Mahemu, devenu infirmier entre-temps, rongeait son frein à Minova, petite bourgade de Kalehe, en assistant impuissant à la chute irréversible du secteur du café, entraînant celle de toute l’économie locale. Son ami, Emmanuel Nzungize, quant à lui, installé au Rwanda à la suite des conflits ethniques qui y ont déversé une importante partie des Tutsi du Nord et du Sud Kivu au début des années 1990, prospère dans le café. Responsable d’une coopérative rwandaise (COPAC), il parle de ce secteur avec son ami des bancs de l’école, lui tend la main pour le tirer vers le haut, vers les pratiques modernes dans la filière. Le Congolais joue le jeu et depuis lors, les destins de Joachim et d’Emmanuel semblent liés, tout comme ceux de la SOPACDI, l’association créée par le premier et la COPAC, la coopérative présidée par le second.

Pole Institute a cherché à comprendre cette expérience transfrontalière à très petite échelle, cette « coopération à taille humaine » à travers la recherche dont Mais pour que ce genre d’expériences soient réllement sigmificatives

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