Dans le cadre du projet Borderlands, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec Pôle Institute dans la composante « Dialogue démocratique », le consortium a revitalisé les Comités locaux de paix et de développement et les Groupes permanents de dialogue dans les territoires d’Irumu, Mahagi, Djugu et Aru, du 28 Mai au 16 Juin 2026.
Cette initiative a également permis la mise en place du Groupe de dialogue « ASI ANZU », portant ainsi à quatre les structures communautaires de dialogue opérationnalisées dans les zones ciblées. Ces structures contribuent à la prévention et à la gestion des conflits, à la consolidation de la paix, ainsi qu’à la promotion de la cohésion sociale et de la résilience des communautés frontalières.
« En ma qualité de chef de la chefferie des Otso, je me réjouis de voir que le projet Borderlands accorde une attention particulière aux groupes permanents de dialogue et aux comités locaux de paix dans mon entité. Leur mise en place contribuera à prévenir et à résoudre les conflits, tout en renforçant la cohésion sociale au sein de notre communauté », a déclaré Sa Majeste M. Ozimati Duani Pete Jean.
Pour Philippe Lobini, le chef de Projet Borderlands chez Pole Institute, a indiqué que le projet Borderlands accordera une attention particulière à l’accompagnement des groupes permanents de dialogue et des comités locaux de paix.
« Nous sommes dans des zones transfrontalières marquées par une forte dynamique régionale. Trois structures de dialogue ont été redynamisées et une nouvelle mise en place. Elles contribuent à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et à la résilience des communautés, tout en facilitant les échanges transfrontaliers entre la RDC et l’Ouganda. C’est ainsi que le projet Borderlands contribue à la stabilisation des communautés affectées par les conflits », a-t-il déclaré.

Les participants, venus du secteur des Bahema Sud et de la chefferie des Bahema Banywagi, ont salué cette initiative qu’ils considèrent comme un nouveau souffle pour leurs structures. Ils se sont engagés à poursuivre leurs actions en faveur de la paix tout en sollicitant un appui supplémentaire en renforcement des capacités.
« Nous demandons aux organisateurs de continuer à nous accompagner et à nous former afin que nous puissions exercer efficacement notre mission au sein de nos communautés », ont plaidé plusieurs membres de ces structures. »
À travers ces avancées, les structures communautaires, avec l’appui du projet Borderlands de l’Union européenne, mis en œuvre de l’OIM en partenariat avec Pole Institute, réaffirme son engagement en faveur d’une gestion des conflits, par le dialogue inclusif, contribuant consolidation de la paix, à la cohésion sociale et au développement local dans les zones frontalières.